Vous avez dit récession?

15 novembre 2008

Voici le premier post d’une série réalisée lors de mon voyage à New-York, il y a déjà presque un mois…

Une des nombreuses affiches du genre...

Une des nombreuses affiches du genre...

D’abord un constat, la crise, ou la récession, frappe fort. Cette photo n’est qu’un exemple pris au hasard, mais ce genre d’affiches se voit partout dans Manhattan, y compris dans les avenues prestigieuses, type 5è, Park Avenue, etc…

Guère étonnant, le dollar remontant, le shopping trip a New-York devient moins avantageux, et en en discutant avec eux, nombre de commerçants n’avaient pas trop senti la crise jusque là.

On note également un grand nombre de surfaces de bureau à louer ou à reprendre, autre signe marquant de la crise. Pour le seul secteur financier, on estime à 75.000 la première vague de licenciements.

La crise un problème? Non, une opportunité...

La crise un problème? Non, une opportunité...

Dès lors, c’est une crise immobilière qui se profile à l’horizon, avec un nombre important de familles qui ne pourront plus s’offrir le logement urbain qu’ils occupaient jusqu’il y a peu. Si vous avez quelque économies à investir, l’achat immobilier aux Etats-Unis est vraiment devenu attractif en ce moment… votre prix sera sans doute le leur!

D’autre part, voici une seconde photo qui prouve que les périodes de crise sont également des opportunités, à l’image de ce clin d’oeil. Malgré les coups durs, le rêve américain n’est pas mort, et ce n’est pas le discours de Barack Obama qui le démentira. Sans nul doute un état d’esprit dont nous devrions nous inspirer dans notre vieille Wallonie, où le fatalisme est beaucoup trop présent…

La suite très bientôt, au fur et à mesure que je retravaille les photos 🙂

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L’Etat Belge, fossoyeur de Fortis?

17 octobre 2008
Que reste-t-il de Fortis aujourd'hui??

Que reste-t-il de Fortis aujourd'hui?

Il suffit que je parte 10 jours pour qu’on en profite pour faire n’importe quoi! Au delà de ce trait d’humour, on est en droit de se demander où l’Etat Belge avait la tête lors de la revente de Fortis vite fait bien fait à BNP Paribas, qui doit encore s’en frotter les mains.

Etape 1 : l’Etat vole au secours de Fortis, conjointement avec les Etats Néerlandais et Luxembourgeois. Tout le monde applaudit, les actionnaires et les épargnants respirent…

Grands seigneurs, nos gouvernants nous répètent qu’il faut raison garder (ça me rappelle Chirac aux Guignols tiens! 🙂 ), ne pas céder à la panique, etc…

De fait, je me dis que pour l’Etat, ce pourrait être l’occasion d’empocher une plus-value d’ici 2-3 ans, lorsque la banque serait remise a flots, dont pourrait bénéficier le budget et donc in fine, le citoyen. Raisonnement trop simple naïf!

Etape 2 : en dépit du bons sens, et en totale opposition avec leurs divers appels au calme, voilà notre Premier et son acolyte des Finances qui revendent le bébé illico presto à BNP Paribas. Bien sûr, on garde le lange bien rempli dans le holding, histoire de conclure la vente facilement.

Là, c’est fort de chez fort, ou plutôt con de chez ducon!!! Surtout que dans les 3 jours qui suivirent, l’Union Européenne a débloquer plus de 1500 milliards d’€ pour sauver les banques.

Quand on peut lire ici et là qu’au travers de cette crise, Yves Leterme a vraiment revêtu son habit de Premier Ministre, je le requalifierais plutôt de Premier Sinistre!

Incrompréhensible, tout bonnement… Pourquoi vendre dans l’urgence, au rabais, alors que les dangers de faillites étaient écartés… C’est à n’y rien comprendre.

De même, le gouvernement joue l’étonné, voire l’effaré, suite aux différentes actions judiciaires rapidement intentées. Quoi de plus logique pour des actionnaires qui ont vu leur capital divisé par 5 en deux semaines, sans vraie justification.

Si Votron and co avaient sérieusement mis à mal l’institution Fortis, Leterme, Reynders and co l’ont tout simplement enterrée!

Dans ce dossier, il reste juste à espérer que la justice fasse toute la lumière sur le pourquoi du comment… Malheureusement, ca ne nous rendra ni le Congo, ni probablement Fortis…

Votre opinion?


Fortis – Y a-t-il un pilote dans l’avion?

27 septembre 2008
L'ex nouveau CEO de Fortis

L'ex-nouveau CEO de Fortis...

Fortis n’en finit pas de défrayer la chronique, malheureusement pour ses actionnaires et clients, dans le mauvais sens du terme…

D’abord, il y a ce remplacement de Jean-Paul Votron – accusé de tous les maux, et surtout celui de ne pas mal communiquer – par Herman Verwilst, vieux de la vieille (ah bon c’était une garantie??) et quasi intrônisé comme chevalier blanc.

Celui-ci a sans nul doute égalé les performances de son prédécesseur en termes de communication. Hier lors d’une interview radiophonique, il n’a pas hésité à lancer : « mais voyons mon bon monsieur, une entreprise de notre taille, avec autant d’employés ne tombe pas en faillite comme ça… ».

Ah bon? C’est nouveau ça… Pour avoir une faillite en bonne et due forme, il suffit que les créanciers de la banque (clients en dépôts, fournisseurs, prêteurs, …) réclament leur argent et que Fortis soit dans l’impossibilité de payer – ce qui parait loin d’être surréaliste par les temps qui courent… Et en fait de taille de la société, Mr Verwilst peut se renseigner auprès des employés d’Alitalia, d’Enron et de MCI, la taille – comme toujours 😀 – n’a pas d’importance!

En termes de communication c’est un désastre, et ce n’est vraiment pas le seul, il suffit de Googler « Fortis nouvelles » pour s’en rendre compte… À ce niveau, ne pas engager un éminent conseiller en communication – au vu du contexte actuel – relève non plus de l’amateurisme, mais bien de la faute professionnelle!

Le nouveau nouveau CEO de Fortis...

Le nouveau nouveau CEO de Fortis...

Et il semble que la direction de Fortis s’en soit rendue compte : après deux petits mois, exit Herman Verwilst (un record, encore un!) pour faire place à un nouveau chevalier blanc (si, si, on vous le jure!) : Filip Dierkcx, un des ténors de la branche bancaire du groupe.

On lui souhaite déjà bonne chance, il va en avoir bien besoin! Entre les spéculations de rachat, de faillite, d’incapacité à intégrer ABN-Amro et les investisseurs, clients et créanciers à rassurer; il va avoir l’occasion de démontrer tous ses talents…

Que va devenir l’ex-fleuron de la finance Belge? Bien malin qui aujourd’hui peut le dire… Il semble raisonnable d’envisager une réduction significative de la voilure : vente d’actifs, concentration sur les métiers de base et sans doute restructuration. Une chose est clair, le bout du tunnel semble encore bien loin…

Quand on voit ce qu’on a pu enquiquinner – le mot est faible – Didier Bellens ces derniers mois au sujet de son bilan – pourtant plus que positif – à la tête de Belgacom, c’est – vous me pardonnerez l’expression – à pisser de rire!

Photos empruntées au site de L’Echo.

L’interdiction de la vente à découvert…

26 septembre 2008

Une nouvelle financière de ces derniers jours… L’interdiction de la vente à découvert sur certains titres financiers.

Quelques réflexions :

– Pourquoi l’avoir autorisé pour commencer? La vente à découvert ne correspond à aucun scénario économiquement réel; c’est de la pure spéculation, qui a déjà un lieu pour satisfaire ses adeptes : le casino!

– Pourquoi seulement sur certains titres, et seulement sur des titres financiers? Doit-on attendre que d’autres titres non financiers deviennent la victime de ces pratiques malsaines? La crise semble pourtant sufisemment bien installée, là, on pourrait calmer le jeu, non??

– Un retour à des marchés financiers plus transparents et plus sains serait souhaitable. Que l’on spécule sur le devenir de telle ou telle entreprise, en plaçant son capital (et sa confiance) en elle me semble naturel. Commencer des travaux aussi sophistiqués que malsains à l’aide de produits dérivés de plus en plus complexes a clairement montré ses limites…

Il est temps de revenir à plus de raison… N’oublions pas que derrière tout cela, il y a des familles, et la majorité d’entre elles demande juste une vie tranquille…